Maxime Marion

en coming soon | fr

audioFactory



Type : installation interactive tangible, visuelle & sonore
Lieu : Cité des Sciences et de l'Industrie / exposition "Contrefaçon"
Date : 20 avril 2010 au 10 janvier 2011
Conception/réalisation : Maxime Marion, Emilie Brout, Pascal Chirol & Grégoire Lauvin

audioFactory consiste en une adaptation interactive du projet i++ Records, générateur automatique de musique pouvant créer à l’infini chansons, albums, groupes, pochettes… et délibérément présenté sur le web comme un collectif d’artistes de musique électronique revendiquant « l’humain derrière la machine ». Plusieurs albums créés, bientôt rejoints par des centaines voire des milliers d’autres, sont déjà diffusés gratuitement via différentes plateformes de partage de musique sous license libre creative commons. Cette démarche tend à interroger les notions d'oeuvre, d'auteur et de création tout en les mettant en regard des nouvelles pratiques de diffusion.

L'adaptation commandée par la Cité des Sciences & de l'Industrie pour l'exposition Contrefaçon, réalisée avec Emilie Brout (design), Pascal Chirol (Graphisme, openGL) & Grégoire Lauvin (électronique), consiste en un générateur de singles interactif temps-réel basé sur une interface tangible permettant de faire évoluer aussi bien la musique que le visuel de la pochette, le temps d'une chanson.






audioFactory est basé, comme tout système génératif, sur un équilibre entre hasard et règles. Les règles déterminées permettent de contrôler, de canaliser, voire de sculpter le hasard. Sans elles il n’y aurait qu’un imbroglio de sons et de notes, et tout l’enjeu esthétique d’une œuvre générative dépend de leur définition.

Les règles utilisées ici sont des valences (couples de propriétés) d'après le protocole pPOP, et simplifiées au nombre de cinq :
- Plastique blanc : Tempo lent / Tempo Rapide
- Plexiglas vert : Densité / Epure
- Bois rouge : Froideur (électronique) / Chaleur (acoustique)
- Metal bleu : Présence / Distance
- Mousse jaune : Fixité / Elasticité (ou groove)

En changeant la valeur de chacune d’elles, on modifie l’univers des possibles qui va être instantanément répercuté sur l’image (dont les propriétés visuelles dépendent des mêmes règles) et la musique. Il restera cependant toujours une part de hasard : chaque chanson est unique et ne pourra plus jamais être réentendue.
En fin de compte, chacun de ces morceaux n’est qu’une trace, un aspect de l’infinité des morceaux potentiels, et c’est cet univers des possibles dont on ne peut jamais vraiment faire le tour qui fait œuvre.


Vidéos prises lors des premiers essais

dodes'kaden





Type : installation sonore et lumineuse
Lieu : place du Roi George, Metz / Nuit Blanche 2
Date : 2 octobre 2009
Conception/réalisation : Emilie Brout & Maxime Marion

En référence à l'ancienne gare jouxtant la place du Roi George, Dodes’Kaden* consiste en une installation sonore et lumineuse se déployant sur 500 m2. À chaque départ ou arrivée de train dans la gare actuelle de Metz, ce couloir immatériel se recouvre d’une architecture de lumière, traversé d’un bout à l’autre par un son intense et prégnant.
Les visiteurs sont invités à parcourir le chemin central, balisé par vingt monolithes noirs comportant chacun enceinte et projecteur. Par le jeu immersif de la spatialisation sonore et du scintillement des spots lumineux, les spectateurs sont tour à tour enveloppés d’une atmosphère calme et hypnotique, et oppressés par des moments de tension intense. La partition musicale est composée en synthèse granulaire, technique exploitant le son comme de la matière, à partir de bandes originales de films de Sergio Leone et Akira Kurosawa.
L’histoire de l’ancienne gare étant riche et complexe, il semblait intéressant de jouer sur ce patrimoine et de la «ressusciter» en quelque sorte le temps d’une nuit. A cela s’ajoute le dialogue avec le trafic de la gare actuelle, permettant un jeu d’allers et retours symboliques entre les deux bâtiments. Ce lien relativement évident s’accorde idéalement avec la configuration de l’installation, sobre et percutante.

* Le titre fait référence au film de Kurosawa « Dodes’kaden » (onomatopée japonaise relative au son du train en marche) où un jeune homme mime un train imaginaire.



dialectics rocks

 

Type :
installation interactive visuelle & sonore
Lieu : ESA Aix-en-Provence / festival "Eniarof 2.0"
Date : 1er et 2 décembre 2006
Conception/réalisation : Maxime Marion

Sur une boîte surmontée d'une plaque en verre, le visiteur est incité à poser le galet qu'il a reçu à l'entrée. Il y a 12 prix d'entrée différents à Eniarof, donc douze types de pierres différentes. Sur chaque pierre est inscrit un symbole, qui détermine "le son de la pierre".
Une onde sphérique vidéo-projetée balaie régulièrement la plaque en verre. Lorsque l'onde croise un galet, celui-ci émet un son ainsi qu'une nouvelle onde, qui va elle-même faire jouer d'autres pierres suffisamment proches. On peut faire varier le son de chaque galet en le tournant sur lui-même.

Ce dispositif simple permet donc de nombreuses variations sonores, avec un nombre d'interactions exponentiel selon la quantité de galets.

Réalisé avec les softwares open source reacTIvision & Processing, plus Ableton Live.



tempo

Type : installation visuelle & sonore
Lieu : Maison Populaire de Montreuil / exposition "In/Out X.O" initiée par le CiTu
Date : 1er au 20 décembre 2008
Conception/réalisation : Emilie Brout & Maxime Marion


Tempo consiste en l’émission de pulsations dans le système In/Out, s’intéressant moins aux flux émis par le réseau qu’au jeu de ses connections. Il ne dispose pas de visualisation propre, aussi son action ne peut se ressentir que dans les autres installations interconnectées, par des réactions identifiables et rythmiques. Tempo est doté d’un algorithme « hystérique » qui cherche à identifier les besoins des autres pièces pour s’y connecter. Chacun peut également influer sur la fréquence et la structure des rythmes via une interface simple.



http://www.monflux.org/?action=video&id;_video=516

paramnesis

Type : installation générative, cinéma algorithmique
Lieu : Galerie Santa Clara, Coimbra, Portugal / exposition "Coimbra - Aix"
Date : 7 au 27 juillet 2007
Conception/réalisation :
Maxime Marion


Paramnesis
propose une approche algorithmique de l’art cinématographique, dans la lignée de soft cinema de Lev Manovich. A partir de plans de type documentaire filmés à Aix-en-Provence, il permet la génération d’une infinité de films différents. A chaque projection s’offre à nous un film unique et éphémère, se créant lui-même en temps réel.
Chaque film s’apparente à un moyen-métrage traditionnel. Il propose au spectateur une succession de plans volés, matière brute récoltée au gré de pérégrinations dans la ville. Ces images sont accompagnées de musiques, et de témoignages des habitants. L’ambition du projet Paramnesis est de parvenir à donner un sens, un rythme et un univers propre à ces images, et ce par la qualité du montage. Pertinemment agencés entre eux, les plans créent un véritable sentiment de narration, en laissant néanmoins une certaine liberté d’interprétation aux spectateurs.

chessynthesis



Type : installation interactive et sonore
Lieu : Nautilus.cet / maison populaire de Montreuil
Date : 13 au 30 mai 2008
Conception/réalisation : Maxime Marion

Chessynthesis est un projet de type installation/performance qui consiste en un jeu d'échecs immersif où l’état du jeu est dynamiquement retranscrit en son.

L’analyse en temps-réel de la position des pièces au-dessus de l’échiquier, même lorsque la pièce est toujours dans la main du joueur, permet l’analyse des diverses incidences tactiques et stratégiques de la partie en cours. Le résultat de ces analyses est alors interprété et retranscris de manière sonore et harmonique.

Le son se présente sous forme de nappe en synthèse granulaire, feutrée et presque inaudible avant le début de la partie. Le long du jeu, le son évolue en crescendo, aboutissant à des variations saturées et tonitruantes.

L'échiquier est un ancien échiquier traditionnel dont le damier central a été retiré et remplacé par une plaque en verre rétro-éclairée. Sous la table se tient une caméra DV reliée à un ordinateur portable, qui analyse la position des pièces.
Les pièces, classiques elles-aussi, sont dotées d’un symbole fiduciel sous leur socle qui va permettre au logiciel de les identifier. Le son provient de cinq enceintes, installées circulairement autour de la table.

Le code échiquéen de notation des coups (e4-e5 par exemple) devient le système de partition de Chessynthesis. Les joueurs/musiciens sont donc confrontés à un double enjeu : gagner la partie, et... réaliser une bonne performance.



Spécifications techniques :

Le système de captation vidéo est géré grâce au logiciel reacTIvision. Il permet d'interpréter la position d'une pièce même lorsque celle-ci est mouvante, dans la main du joueur. Ainsi le joueur/musicien peut disposer d'un aperçu (mais d'un aperçu seulement) des conséquences de son choix final (Aux échecs, lorsqu'une pièce est posée, on ne peut plus y toucher.)

Ces informations sont envoyées au logiciel Processing, où un programme va analyser l'état de la partie. Sont notamment pris en compte :
- la position de chaque pièce
- la position moyenne (centre de gravité) de chaque type de pièce
- le centre de gravité de chaque camp, prenant compte des positions ainsi que la valeur matérielle théorique des pièces (1 pour le pion, 9 pour la dame, etc.)
- l'éloignement de chaque pièce, type de pièce, et centre de gravité du camp par rapport au camp opposé
- le nombre de cases contrôlées, de protections et de menaces pour chaque pièce
- s'il y a échec et le type d'échec.

Ces informations, conjointement analysées permettent une interprétation assez fine de l'état de la partie. Toutes les informations obtenues sont alors envoyées au logiciel Puredata, qui va créer le son par synthèse granulaire. Cette technique, développée par Ianis Xenakis, permet de traiter le son comme de "petits grains".
Il faut donc imaginer le résultat comme une masse unique, une "boule sonore" qui va se déformer, s'étendre et se transformer au fil du déroulement du jeu.

the road between us

 


Type : installation interactive
Lieux : Médiathèque de Mérignac / exposition "Médias Sociaux : regards d'artistes" | 3 mars au 1er avril 2010
- Centre pour l'Image Contemporaine, Genève / biennale "Version Bêta" | 31 oct. au 14 déc. 2008
- Maison d'Ailleurs, Suisse / exposition "Dark Designs" | 14 - 24 oct. 2008
- tmp\lab\, Vitry-sur-Seine / festival "Hacker Space" | 16 - 22 juin 2008
- Mulhouse 008 / biennale de la jeune création | 1er - 4 juin 2008
Conception/réalisation : Emilie Brout & Maxime Marion


Avec le développement du GPS et l’essor de la cartographie en ligne, le territoire mondial se trouve être de plus en plus documenté. Des outils tels que Google Maps ou Google Earth, en proposant des cartes "augmentées", permettent à chacun de s'approprier le territoire en y ajoutant du contenu dynamique : lieux favoris, vidéos, trajets GPS pré-enregistrés... Parallèlement le site Flickr, hébergeur gratuit de photographies privées et publiques, permet de stocker des images géolocalisées (de plus en plus d'appareils photographiques sont équipés de GPS) : 2,5 millions de photographies géotaggées sont ainsi accessibles en ligne.

The Road Between Us consiste en un générateur de voyages imaginaires et de trajets GPS fictifs. Réalisés à partir des photographies disponibles sur Flickr, ces parcours sont visualisables dans Google Earth sous la forme d'un diaporama spatial. Ces parcours, qui sont autant de micro-récits, sont générés sur le mode itératif ; The road between us offre donc une forme de narration non pas thématique, mais propre au dispositif spatial lui-même.


Toutes les informations détaillées, images, expos et version alpha en ligne sur http://theroadbetweenus.net